Jomoproduction

Projet Journal de l'étranger

 

Initier une démarche de développement artistique auprès des enfants dans la Province des  Balè, à Boromo et dans ses villages alentours, en centre-ouest du Burkina Faso. Cette tentative part du constat que la moindre initiative dans le domaine culturel trouve un écho favorable auprès d'une population proche de ses racines. Le succès du festival annuel de masques, le Ferimason, en est un indice.  Boromo est un carrefour d'échanges de par sa position géographique. Cette ville de près de 30 000 habitants est un chef lieu de Province Elle est située à mi-chemin de Bobo Dioulasso et de Ouagadougou sur la nationale 1. Préfecture de la région de la Boucle du Mouhoun  elle est également sur la route qui mène à l'Ouest au Mali par Dédougou et au sud-Ouest au Ghana par Gaoua.

A y avoir vécu proche de ses habitants il en est née une association de productions audio-visuelles: Jomo Production. association  établie en France dans les Cévennes, ses buts sont de réaliser des films en liens avec le terrain africain. Elle a à son actifs plusieurs réalisations dont : « Barrer la route »-2004,« Les droits de pêche en pays winye »-2007, « N’na, la mère de Réo »-2009, « La priorité des priorités »-2011, films réalisés  avec le Laboratoire Citoyennetés à Ouagadougou

 

Nous proposons d'étendre le rayon d'action de ces ateliers en les mettant également  à disposition des enfants de la  Province du Bam, à Kongoussi. Au Burkina-Faso. Nous nous appuyons sur la connaissance du pays par Sylvestre Ouédraogo, originaire de la région. Il est fondateur de l'association YamPukri à OuagadougouKongoussi est une ville de 30.000 habitants, sur la route du Mali, à la lisière du Sahel.

 

 

Notre démarche inscrit la transmission de maîtrises artistiques relevant de plusieurs expressions : entre autres celles de l'art du conte et de la danse. Elles sont liées entre elles par un projet culturel qui a sa source dans les traditions locales notamment dans les danses rituelles de masques autochtones et les histoires qui y sont liées. Nous proposons de travailler avec des associations œuvrant en réseau dans les domaines du soutien à l'enfance -entre autre avec l'Association Culturelle du Son, association locale de la Province des Balè dispensatrice d'un festival local de danses de masques, le Férimason.

Par ailleurs nous sollicitons le partenariat de l'association Yam-Pukri -association de développement des outils numériques à Ouagadougou .

 

En appui vient un  projet d'échange entre deux écoles, l'une en France, l'autre au Burkina Faso,  qui doit donner cours à un journal commun, Journal de l'étranger.

C'est ainsi que en prolongeant le cadre des activités péri-scolaires amorcées dans l'école cévenole de St André de Valborgne, dans le Gard, ce Journal de l'étranger   fournira au projet Messagers le fil nécessaire à sa réalisation.

Dans ce journal  audio-visuel les enfants auront la place pour choisir les éléments de leur milieu et de leurs réalisations parmi ceux et celles qu'ils aimeraient transmettre.

 

Nous attendons du journal de l’étranger une certaine visibilité qui reste fondamentale pour la découverte réciproque de deux communautés. 

L’approche des images est, par ailleurs, un apprentissage qui doit être mis en place en fonction des milieux où il est exercé et cet exercice est source d’enrichissement et de découvertes.

Nous pensons que de cet échange entre deux continents, deux cultures, peuvent naître d’autres manières d’approcher l’étranger.  

 

Par ailleurs si l’alphabétisation est un des axes majeurs de la politique éducative en Afrique de l’Ouest  le système actuel au Burkina Faso est producteur d’échecs pour de nombreuses raisons.

« A nos humbles constats, il s’est avéré que le développement basé sur plusieurs indices dont ceux de l’éducation est très bas au Burkina Faso. Cette situation s’explique en partie à l’insuffisance d’infrastructures. Par ailleurs ceux qui ont accès aux structures scolaires n’arrivent pas à terminer leur cycle. Cela peut être sans doute dû aux nombreuses déperditions scolaires constatées à Ouagadougou et sur l’ensemble du pays… »(Madeleine Kaboré  Konkobo)

 

 Les réponses que nous tentons d'apporter sont à situer à un autre pôle que  la gestion des infrastructures éducatives. Nous tentons davantage de mettre en place ce qui relève de la culture et des arts.  

 "De l'être de culture, on ne va pas plus loin que sa banlieue proche, là où l'institué se décharge de ses ordures". a pu écrire Fernand Deligny.("Nous et l'innocent"

En présence de ce qui peut faire défaut dans ce domaine, le projet  Messagers relève davantage d'une recherche: celle d'un fil, d'une histoire qui tisse sa trame entre des manières de voir éloignées -mais tout autant exposées aux risques d'un monde qui réduit l'image des choses et l'uniformise, là où  le commerce et les lois de marché imposent leurs produits et leurs normes.

Ces ateliers ont pour objectif de  faire place à des réalisations propres aux communautés qui les transmettent.

Par ailleurs, dans de nombreux pays européens  la transmission des savoirs et des pratiques -l'éducation- a été orientée vers la culture et les arts ; avec les bénéfices qui y sont liés.

 

" En 2007, la Commission européenne a proposé un agenda européen de la culture, qui a été entériné par le Conseil de l'Union européenne.  Cet agenda reconnaît la valeur de l'éducation artistique pour le développement de la créativité.   L'étude "Euridice" attire l'attention sur l'importance de la collaboration entre les divers acteurs de  l'éducation artistique" *

 

Permettre aux enfants de tous pays  de bénéficier de la présence d’intervenants dans des pratiques exclues de l’enseignement de base est à nos yeux une opportunité à leur offrir.

 

Concernant plus précisément les "TIC" (Techniques de l'Information et de la Communication")

" plusieurs pays font état de projets spécifiques visant à promouvoir leur utilisation dans le cadre de l’éducation artistique. Ces projets sont parfois gérés par des organismes ou des  associations dédiés à la promotion des arts ou des TIC dans l’éducation". *

*(Publication du "Réseau Euridice" septembre 2009)

 

L'association Yam Pukri  travaille  en ce sens depuis 1998.

 

A poser la question  de cette infirmité que peut représenter la difficulté ou l’absence d’accès aux pratiques artistiques et culturelles  nous tentons de répondre par cette initiative.

Voilà, pour être bref, la source du "projet Messager.

 

La durée des ateliers est estimé sur un mois..

A situer pendant les périodes scolaires et hors scolaire. 

Le repas de midi des enfants est pris en charge par l'atelier

Nous pensons commencer à la saison sèche 2015 

Les animateurs artistiques seront locaux (danseurs et conteurs de l'ACS,   ou venant d'association connue de nous comme l'association KOLON  à  Ouagadougou.

Il est nécessaire de soutenir par ailleurs l'existence des événements locaux comme le Férimason, le festival de masques annuel qui a lieu sur la commune de Boromo. Une réalisation filmée de ce festival est un des  axes de réalisation des ateliers

 

Nos ateliers seront étayés par la réalisation audio-visuelle du Journal de l'étranger.

D'autres projections sont envisagées dont celle du film Messagers dont nous avons monté un premier épisode en mai 2014 "La terre aigre".

 

En ce qui concerne l'audio-visuel, l'intervention de Jomo Production et de ses animateurs est bénévole

 

Ce séjour sera également un temps pour renouer des liens en particulier avec le milieu scolaire et  associatif ainsi que l'Action Sociale des provinces concernées (celle des Balè et celle du Bam)

 

En fonction de l'évolution du projet-et des moyens dont il sera bénéficiaire - nous donnerons une suite  appropriée au calendrier des interventions entre les Cévennes et le Burkina Faso

 

Bien entendu nous restons attentifs aux initiatives et aux remarques de ceux qui s'y attarderaient..

 

 

Il serait bénéfique de greffer les "Messagers" sur d’autres initiatives en cours.

 

 

 

 

 

                       À quoi servira la collecte ?

La collecte servira à  rémunérer les intervenants locaux et à combler les frais directement liés aux interventions dans le cadre des ateliers

 

D'autres moyens de financement sont envisagés  (Conseil Général du Gard, Conseil Général Languedoc Roussillon, cycle de projections , interventions péri-scolaires en France...)

 


budget :

     Matériel  Achat  

    Matériel vidéo                             150

Matériel de cuisine ,

charbon de bois                            150

Location de projecteur                 150

Location  mob                                100

Location local /mois                     150  

Location matériel

audio visuel -informatique           400

Charges :                                                                       

Eau

Electricité                                          80

Prise en charge des

déplacements                               200

Formation:

Défraiements  intervenants 

Une dizaine d'interventions         500

Prise en charge des

 animateurs  

(repas, hébergements)                 150   

 Trajet France

Burkina Faso (AR)                         500                                  

Prise en charge     des repas

 des enfants   ( 300 repas)           600

 Défraiement d'une cuisinière      150

Soutien au Ferimason                   200

Charges bancaires (KKB)8%         80

                                                                                                               

                                                              

Soit                                                 3560 euros                                                        

                  

                  

 

 



10/10/2015
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