Jomoproduction

Film Le devin et la besace

LE DEVIN ET LA BESACE

un projet de film documentaire de Robert Cassan et Jean-Pierre Jacob

 

  « Les devins ont ouvert les yeux de la terre. La terre n'avait pas de bouches pour parler à Dieu. Dieu lui-même n'avait pas de bouche. Les hommes ont inventé Dieu et la Terre pour sacraliser la parole humaine »

Boudo Sassi Obilé – Village de Nanou

        

RÉSUMÉ

Ce film décrit le cheminement d’un devin wynie, Séré Siaka, à Wibon, village de la province des Deux Balè. Tout au long de ce film nous accompagnons Siaka dans ses démarches pour son perfectionnement et dans sa quête des différents éléments et techniques qui viennent compléter son savoir.

 

Un anthropologue, Jean-Pierre Jacob*, l’a sollicité durant plusieurs années, au cours des ses enquêtes.

 

Siaka fait partie d’une société de devins, quatre ou cinq hommes établis en Gwendégué,  en pays winye, et en Côte d’Ivoire. Cette société appelle les âmes, la nuit, pour les consulter.

 

Il y a quatre ans de cela, le devin m’a invité à le suivre dans sa pratique et en filmer ce qui en est accessible. Il m’a renouvelé cette invitation en septembre dernier.

 

Ce film approche également d’autres hommes qui gravitent autour, gens d’une grande expérience  de ce qu’ils font, cultivateurs, pêcheurs, forgerons, sculpteurs, chasseurs, griots et griottes… qui entretiennent des liens avec la divination, et une certaine humilité vis-à-vis de la terre.

 

Il approche enfin le milieu de cette population, en très grande majorité rurale, soumise aujourd’hui à la prospection minière: la ruée vers l’or.

 

Les génies siamois de la Grotte d’où provenaient les extractions minières primitives, peuvent-ils encore répondre aux sacrifices des hommes de la Colline ?

 

 

LA RÉALISATION

 

Le tournage sera opéré par une petite équipe, un preneur de son et un cadreur, avec le maximum de discrétion. Il ne fera pas l’objet de scènes fictives.

 

Des archives jalonnent notre présence, depuis quelques années,  et la vie quotidienne, rituelle et culturelle de cette région. Nous en userons.

 

Un journal servira également d’espace d‘annotations sur des liens que l’auteur entrevoit au cours de cette histoire et ce qui pourrait avoir cours ailleurs, hors champs, comme les commentaires de Jean-Pierre Jacob qui y auront place sous forme d’une voix off.

  Il veut faire place à ceux qui ont un regard pour  des choses communes entre  deux lieux aussi éloignés que le pays winye et ce vieux massif hercynien qui a une longue histoire-les Cévennes d’où l’auteur écrit.

Je pense à un vieil ami Claude Dalbera**, qui a des mots qui aident à comprendre leur humanité commune. Il a accepté de participer à ce film.

 

Ce journal sera également lieu d’évocation de la chronologie pour ce qui a cours, là. 

 

Une voix de conteur africain interprètera les histoires dont le récit est jalonné. Elles sont attachées à lui. C’est son histoire ancienne.

 

Le film est adressé à qui tente aujourd’hui de voir au plus près des réalités du Burkina-Faso, aux amis de ce pays sub-saharien, qui voient dans la culture du  [Gwendégué], « lieu d’enfouissement du cordon ombilical », une chance pour notre terre.

 

Je solliciterai pour les entrevues, Yao Issouf qui fut, pendant plusieurs années, assistant de recherche de Jean-Pierre Jacob, à l’IRD de Ouagadougou.

 Natif du village winyé de Wibon, il connaît le pays et la culture qui y est attachée. Il est par ailleurs associé au Ferimason, l’organisation qui met en place un festival des masques local. Il est enseignant à Ouagadougou,

 

Le conteur, et homme de théâtre, Charles Wattara, burkinabè et habitant Ouagadougou,  accompagnera les textes et les traductions  de ce film comme il l’a fait par le passé.

Je solliciterai Bernard Meulien, également conteur et comédien, résidant depuis de nombreuses années dans les Cévennes,  à Monoblet, pour interpréter ce qui a trait au Journal.

 

J’aimerai mettre en place un partenariat audiovisuel auprès des amis du pays, en particulier de Sylvestre Ouédraogo et de l’association Yam Pukri basée à Ouagadougou, qui œuvre depuis longtemps à la mise en place des outils numériques au sein de la population burkinabè (Technologies de l’Information et de la Communication) et à la constitution de nombreux plaidoyers en faveur de la société civile.

 

Des contacts avec une société de production locale, sont aujourd’hui envisagés.

 

JomoProduction , l’association au sein de laquelle je réalise, est née du désir de faire connaître les réalités indissociables du terrain.

 

Le tournage devrait débuter en 2017

 

*Jean-Pierre Jacob est anthropologue, chercheur et auteur de nombreux ouvrages concernant l’Afrique de l’Ouest. Il est, entre autres, directeur de recherche au laboratoire Citoyennetés de Ouagadougou et enseignant à l’IHEID de Genève.

**Claude Dalbera Géminard s’engage dès 1970 au Burkina Faso (à l’époque la Haute Volta) auprès de Frères des Hommes. Il est également de souche cévenole et réside  à St Jean-du-Gard.  Il a participé à la mise en place de l’éducation informelle au Burkina Faso. Economiste de formation, Il travaille comme consultant sur le terrain du développement.

 



01/02/2017
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